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Composter les déchets verts d’été : liste complète et erreurs à éviter

2026-08-04 par Jardinerbio • Temps de lecture 15 min

Composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre pour obtenir un compost qui ne pue pas, ne brûle pas et nourrit vraiment votre jardin bio ?

Composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre, c’est l’art de transformer tonte de gazon, tailles de haies, résidus du potager et restes de cuisine en un humus riche, sans mauvaises odeurs ni nuisances. Il s’agit surtout de savoir trier, équilibrer et gérer l’humidité dans un contexte estival souvent chaud et sec.

Composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre

En été, le jardin produit une quantité impressionnante de matières à recycler. Tonte de pelouse, tailles de haies, résidus de récolte des haricots nains, feuilles de salades montées, fleurs fanées, fruits abîmés, tout semble bon à jeter dans le composteur. Mais un compost d’été mal géré peut vite devenir une masse gluante, qui sent mauvais, attire les mouches et ne se décompose presque pas. À l’inverse, bien utilisé, ce flux de déchets verts est une mine d’or pour un sol vivant, particulièrement utile pour régénérer les parcelles après les cultures gourmandes comme tomates, courges ou maïs.

Dans cet article, nous allons voir précisément, en mode pratique et adapté au jardinage bio en France, ce que vous pouvez mettre sans crainte, ce qui doit être limité ou préparé, et ce qu’il vaut mieux éviter. Vous aurez aussi des repères concrets pour gérer la chaleur, la sécheresse, les périodes de canicule et les différences entre régions humides et régions méditerranéennes.

Ce qu’on peut mettre dans le compost en été

L’été, la majorité de vos déchets verts sont compostables, à condition de respecter quelques règles simples de découpe, de mélange et d’humidité.

Les tontes de pelouse : un excellent « vert » à manier avec prudence

Les tontes de gazon sont riches en azote et en eau. Elles chauffent vite le tas de compost, ce qui est très utile pour accélérer la décomposition et détruire une partie des graines d’adventices.

Vous pouvez mettre dans le compost :
– Tonte fraîche, en couches très fines
– Tonte légèrement séchée au soleil quelques heures

Mais :
– Ne faites jamais une couche épaisse de tonte seule, surtout par temps chaud. Elle se compacte, fermente, sent mauvais et peut devenir une masse gluante anaérobie.
– Alternez systématiquement une fine couche de tonte (2 à 3 cm) avec une couche de matières « brunes » sèches (feuilles mortes, broyat, carton brun).

Pour limiter la quantité de tonte à gérer, la tonte raisonnée en été est une excellente approche : pelouse plus haute, moins de déchets, sol mieux protégé.

Tailles de haies, arbustes et vivaces

Les tailles d’été des haies, arbustes d’ornement ou vivaces peuvent aller au compost si elles sont bien préparées.

On peut mettre :
– Rameaux souples et jeunes, broyés ou coupés en petits morceaux
– Feuilles vertes issues de la taille
– Tiges de fleurs fanées (roses, sauges, etc.)

Précautions :
– Les branches plus grosses doivent être broyées ou réservées pour un autre usage (haie sèche, bois raméal fragmenté, paillage).
– Évitez les grandes quantités de résineux non broyés, très lents à se décomposer.

Si vous taillez des arbustes comme la viorne ou l’oranger du Mexique, les petites feuilles et rameaux fins, bien mélangés à d’autres matières, sont très intéressants pour structurer le compost.

Résidus du potager d’été

Votre potager bio produit énormément de matières compostables :
– Fanes de carottes, de radis, de betteraves
– Pieds et feuilles de salades montées en graines
– Tiges et feuilles de petits pois ou de haricots après récolte
– Feuilles abîmées de choux, salades, courgettes
– Fruits et légumes abîmés ou véreux (tomates, courgettes, fraises, concombres, etc.)

Par exemple, après la récolte de vos carottes, vous pouvez mettre sans souci les fanes au compost, en les mélangeant avec des matières plus sèches. Pour choisir de bonnes variétés de racines adaptées à votre sol, vous pouvez consulter le guide sur les variétés de carottes incontournables au potager.

Précautions :
– Évitez d’ajouter en grande quantité des plantes très malades (mildiou avancé, oïdium généralisé) si votre compost ne monte pas suffisamment en température. On détaillera cela plus loin.
– Coupez les tiges épaisses en morceaux de 10 à 15 cm pour faciliter la décomposition.

Fleurs fanées, feuilles et herbes aromatiques

En été, le jardin d’ornement produit un flux continu de fleurs fanées, tiges et feuilles :
– Fleurs fanées de vivaces et annuelles
– Tiges de salvia, d’échinacées, d’anémones du Japon, etc.
– Restes de bouquets du jardin
– Feuilles d’aromatiques non utilisées

Tout cela est compostable, à condition de mélanger avec des matières plus sèches si les tiges sont très juteuses.

Déchets de cuisine en été

Même en été, le compost de jardin peut recevoir vos déchets de cuisine végétaux :
– Épluchures de légumes
– Restes de fruits, trognons, peaux
– Marc de café, filtres en papier
– Sachets de thé sans agrafes, tisane

Précautions spécifiques à l’été :
– Enterrez légèrement les restes de fruits très sucrés (melon, pastèque, pêches, abricots) pour éviter les mouches et les guêpes.
– Évitez de laisser de gros morceaux en surface par temps chaud, ils attirent rapidement les nuisibles.

Autres matières « vertes » d’été

Vous pouvez aussi composter :
– Mauvaises herbes arrachées avant montée en graines
– Plantes entières après récolte (salades, épinards, petits pois)
– Feuilles vertes tombées lors de la taille de vos arbres fruitiers résistants

Si les plantes portent déjà des graines mûres, on en parle plus loin dans ce qu’il faut éviter ou traiter avec prudence.

Ce qu’on ne doit pas mettre (ou avec de grandes précautions)

Composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre

, c’est aussi savoir dire non à certaines matières, ou les gérer différemment pour éviter de gros problèmes de maladies, de graines d’adventices ou de mauvaises odeurs.

Déchets de tonte en grosse couche compacte

Ce n’est pas la tonte en elle-même qui est interdite, mais la manière de l’utiliser. Une grosse couche de gazon frais, surtout en plein été, va :
– S’échauffer de manière excessive
– Se tasser et chasser l’air
– Fermenter en milieu anaérobie
– Dégager une forte odeur d’ensilage ou de pourri

À éviter absolument. Si vous avez beaucoup de tonte, alternez compost et paillage. Vous pouvez par exemple utiliser une partie de la tonte, légèrement séchée, en paillage léger au pied de vos cultures de protection du sol du potager en été.

Plantes très malades : prudence

En jardinage bio, on cherche à limiter la propagation des maladies. Certaines pathologies sont très tenaces :
– Mildiou avancé sur tomates, pommes de terre
– Rouilles sévères
– Tavelures sur certains fruitiers
– Oïdium très développé sur cucurbitacées

Si votre composteur ne monte pas régulièrement à plus de 55 à 60 °C (compost dit « thermophile »), il est plus prudent d’éviter d’y mettre de grandes quantités de ces végétaux très atteints.

Solutions :
– Les petites quantités, feuilles légèrement touchées, peuvent être mélangées à cœur du tas, bien recouvertes.
– Les végétaux très atteints peuvent être séchés au soleil puis brûlés là où c’est autorisé, ou évacués en déchetterie verte.

Plantes montées en graines et adventices problématiques

En été, beaucoup de plantes montent en graines. Certaines graines restent viables même après un passage en compost si la température n’est pas assez élevée.

À éviter en grande quantité :
– Graines mûres de graminées, chénopodes, laiterons, etc.
– Racines traçantes de liseron, chiendent, ortie si le compost ne chauffe pas suffisamment

Si vous avez un compost très actif, bien aéré, que vous retournez régulièrement, vous pouvez intégrer une petite partie de ces plantes, mais jamais en masse. Sinon, préférez les faire sécher longuement au soleil, puis les utiliser en paillage sec ou les évacuer.

Bois traité, peint, vernis

Même si ce sont des « déchets verts » au sens large, tout bois traité, peint ou vernis est à proscrire du compost :
– Lasure, peinture, vernis
– Bois autoclave
– Palettes non marquées ou douteuses

Ces matériaux peuvent contenir des métaux lourds, solvants ou fongicides qui n’ont rien à faire dans un jardin bio.

Déchets animaux et graisses

Dans un compost de jardin classique, surtout en été, évitez :
– Viande, poisson, restes de plats cuisinés
– Fromages, grandes quantités de laitages
– Graisses, huiles de cuisson

Ils attirent rats, mouches, odeurs fortes, et se dégradent mal dans un petit compost domestique.

Grandes quantités d’agrumes et de matières très acides

Les épluchures d’agrumes sont compostables en petite quantité, mais en été, avec la chaleur, de grandes quantités peuvent :
– Acidifier localement le compost
– Gêner certains micro-organismes

Ajoutez-les en petites quantités, bien mélangées, ou répartissez-les dans plusieurs apports.

Bien équilibrer son compost d’été : vert, brun, eau et air

Pour que composter les déchets verts d’été fonctionne vraiment bien, il ne suffit pas de savoir ce qu’on peut et ne peut pas mettre. Il faut surtout trouver le bon équilibre entre matières « vertes » riches en azote, matières « brunes » riches en carbone, humidité et aération.

Règle de base : environ 1/3 de vert pour 2/3 de brun

En été, on a tendance à avoir trop de « vert » : tonte, résidus frais du potager, feuilles, herbes. Pour éviter un compost qui colle et fermente, essayez de viser :
– 1 part de matières vertes fraîches
– Pour 2 parts de matières brunes sèches

Matières vertes typiques :
– Tonte fraîche
– Fanes, feuilles, herbes
– Restes de fruits et légumes

Matières brunes typiques :
– Feuilles mortes stockées depuis l’automne
– Broyat de branches, BRF
– Paille, foin sec, tiges sèches
– Carton brun non imprimé, boîtes d’œufs

Astuce : dès l’automne et l’hiver, stockez un gros sac de feuilles mortes ou de broyat sec à côté du composteur. Vous aurez ainsi toujours du « brun » sous la main pour équilibrer les apports d’été.

Gérer l’humidité en été

Un bon compost doit rester humide comme une éponge essorée. En été, surtout en climat chaud ou en période de canicule, il a tendance à se dessécher.

Signes d’un compost trop sec :
– Matières très légères, qui ne collent pas du tout
– Peu ou pas de chaleur à cœur
– Décomposition très lente

Que faire :
– Arroser le compost en pluie fine lors des apports, surtout si vous ajoutez beaucoup de matières sèches.
– Couvrir le compost avec un couvercle, une vieille bâche ou un carton épais pour limiter l’évaporation.
– Profiter d’une pluie annoncée pour laisser le compost découvert une nuit, puis le recouvrir.

À l’inverse, si le compost est trop humide, collant, avec une odeur forte, ajoutez davantage de matières brunes sèches et aérez.

Assurer une bonne aération

L’air est indispensable à un compostage sain. L’été, avec la chaleur, un compost mal aéré peut vite devenir anaérobie.

Pour garder un bon apport en oxygène :
– Alternez couches fines de matières différentes, plutôt que de gros blocs homogènes.
– Ajoutez régulièrement des matériaux structurants : broyat de branches, tiges sèches, carton froissé.
– Retournez le compost une à deux fois dans l’été, surtout si vous avez fait de gros apports de tonte.

Un simple brassage à la fourche permet de :
– Réintroduire de l’air
– Mélanger les matières sèches et humides
– Homogénéiser la température

Adapter son compost aux régions et aux canicules

Toutes les régions de France ne vivent pas l’été de la même façon. Adapter votre manière de composter les déchets verts d’été selon votre climat rendra le processus plus efficace et plus sûr.

Régions océaniques et humides (Bretagne, Pays de Loire, Normandie, etc.)

Caractéristiques :
– Étés souvent plus doux
– Pluies possibles même en juillet-août
– Humidité de l’air plus élevée

Conséquences pour le compost :
– Risque de compost trop humide si le composteur n’est pas abrité
– Décomposition généralement assez rapide

Conseils :
– Surveillez surtout l’excès d’eau, en couvrant le compost en cas de pluies fréquentes.
– Ajoutez régulièrement des matières brunes structurantes pour éviter le tassement.

Régions continentales et de plaine (Centre, Est, vallée du Rhône, etc.)

Caractéristiques :
– Étés chauds, parfois orageux
– Alternance de périodes sèches et de pluies

Conséquences pour le compost :
– Phases de séchage rapide
– Reprise d’activité après les pluies

Conseils :
– Couvrir le compost pour lisser ces variations, tout en profitant des bonnes pluies pour réhumidifier.
– Adapter les apports d’eau en fonction de la météo.

Régions méditerranéennes

Caractéristiques :
– Étés très chauds, secs, ventés
– Pluies rares

Conséquences pour le compost :
– Fort risque de dessèchement
– Décomposition ralentie

Conseils spécifiques :
– Placer le composteur à l’ombre (mur nord, sous un arbre caduc).
– Arroser le compost plus régulièrement, par petites quantités.
– Couvrir systématiquement le tas avec une couche de matière sèche ou un couvercle.
– Limiter la hauteur du tas pour éviter que le dessus ne se dessèche complètement.

En cas de canicule ou de restrictions d’eau

En période de canicule, la priorité reste la survie des plantes au jardin. Si l’eau est restreinte, il est inutile de gaspiller de l’eau potable pour le compost.

Dans ce cas :
– Acceptez que le compost ralentisse, voire se mette en pause. Il reprendra à l’automne.
– Couvrez bien le tas pour limiter l’évaporation.
– Privilégiez le paillage direct au sol avec une partie de vos déchets verts, comme expliqué dans l’article sur comment protéger le sol du potager en été.

Étapes concrètes pour composter les déchets verts d’été

Voici une méthode simple, étape par étape, pour gérer au mieux composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre, mais aussi comment le faire au quotidien.

1. Préparer un coin compost bien placé

Idéalement :
– À mi-ombre, contre une haie ou un mur nord
– À même la terre, pour que les vers et micro-organismes puissent entrer
– À proximité du potager pour limiter les allers-retours

Un simple tas, un composteur en bois ou en plastique, ou une structure faite maison conviennent très bien.

2. Stocker d’avance des matières brunes

Avant l’été, ou dès que possible :
– Remplissez quelques sacs de feuilles mortes à l’automne
– Récupérez du broyat de branches après les tailles de fin d’hiver
– Gardez du carton brun propre, sans encres colorées

Ainsi, à chaque apport de déchets verts d’été, vous pourrez corriger l’équilibre.

3. Gérer les apports au fil de l’été

À chaque fois que vous tondez, taillez ou récoltez :
1. Hachez ou coupez grossièrement les plus gros morceaux.
2. Déposez une fine couche de matières vertes sur le tas.
3. Recouvrez immédiatement d’une couche de matières brunes.
4. Si besoin, arrosez légèrement, surtout si la météo est très sèche.

Par exemple, après une grosse tonte, vous pouvez :
– Étaler une partie de la tonte pour la faire sécher quelques heures et l’utiliser en paillage au pied de vos légumes d’été comme tomates, courges musquées ou maïs.
– Mettre l’autre partie au compost en couches fines alternées avec du broyat ou des feuilles.

4. Retourner le compost une à deux fois dans l’été

Le retournement n’est pas obligatoire, mais il apporte un vrai plus pour :
– Réoxygéner le tas
– Mélanger les matières sèches et humides
– Homogénéiser la décomposition

Comment faire :
– Avec une fourche, transférez le contenu du composteur à côté, en remettant au centre les matières les plus fraîches.
– Profitez-en pour casser les gros blocs de tonte ou les amas collants.

5. Surveiller l’odeur et l’aspect

Un bon compost :
– Sent la terre de sous-bois, pas le pourri
– Reste tiède ou chaud à cœur, surtout après de gros apports
– Présente une structure grumeleuse au bout de quelques mois

Si :
– Ça sent mauvais, ajoutez du brun et aérez.
– C’est sec et inerte, ajoutez un peu d’eau et des matières vertes.

6. Utiliser le compost mûr au bon moment

Le compost issu des déchets verts d’été sera souvent prêt en fin d’hiver ou au printemps suivant, selon la taille du tas et la fréquence des apports.

Vous pourrez l’utiliser :
– En surface au pied de vos légumes gourmands comme les pommes de terre, les courges ou le maïs.
– Pour enrichir la terre de nouvelles planches si vous débutez un potager, en complément de la méthode décrite dans comment créer un potager pas à pas sur sol vivant.

Erreurs fréquentes à éviter

Avant la FAQ, voici les erreurs les plus courantes quand on veut composter les déchets verts d’été, et comment les éviter facilement.

Erreur 1 : Mettre toute la tonte de gazon en un seul bloc

Conséquence :
– Masse compacte, glissante
– Mauvaises odeurs
– Manque d’air et décomposition lente

Solution :
– Étaler en couches fines, mélanger avec du brun, utiliser une partie en paillage.

Erreur 2 : Oublier les matières brunes

Conséquence :
– Compost trop humide, collant
– Risque de fermentation anaérobie

Solution :
– Stocker des feuilles mortes, du broyat, du carton.
– En ajouter à chaque apport de vert.

Erreur 3 : Laisser le compost en plein soleil sans protection

Conséquence :
– Séchage rapide
– Activité biologique ralentie

Solution :
– Placer le composteur à l’ombre ou à mi-ombre.
– Le couvrir avec un couvercle, une bâche ou une couche de matière sèche.

Erreur 4 : Tout mettre, y compris plantes très malades et graines mûres, sans discernement

Conséquence :
– Risque de diffuser maladies et adventices au jardin

Solution :
– Limiter les végétaux très atteints par des maladies tenaces.
– Éviter les grandes quantités de plantes montées en graines si le compost ne chauffe pas bien.

Erreur 5 : Vouloir arroser abondamment le compost en période de restriction d’eau

Conséquence :
– Gaspillage d’eau potable
– Risque de tensions avec le voisinage ou la commune

Solution :
– Accepter que le compost ralentisse.
– Donner la priorité à l’arrosage raisonné du potager.
– Protéger le sol avec du paillage et utiliser une partie des déchets verts directement au pied des cultures.

FAQ : questions courantes sur le compost d’été

Peut-on composter les feuilles de tomates et de pommes de terre en été ?

Oui, si elles sont peu atteintes par le mildiou et si votre compost chauffe correctement. Mélangez-les bien au cœur du tas et recouvrez avec d’autres matières. En cas de mildiou très avancé et de compost peu actif, mieux vaut limiter ou éviter.

Les mauvaises herbes arrachées en été peuvent-elles aller au compost ?

Oui, si elles n’ont pas encore formé de graines mûres. Pour les racines traçantes ou rhizomateuses (liseron, chiendent), il faut un compost très chaud et bien géré. Sinon, faites-les sécher au soleil avant de les utiliser en paillage ou de les évacuer.

Peut-on composter les restes de fruits très mûrs (melon, pastèque, pêches) ?

Oui, mais en petites quantités, bien mélangées et légèrement enterrées dans le compost, surtout en été, pour éviter les mouches et les guêpes. Pensez aussi à les équilibrer avec des matières brunes.

Mon compost sent mauvais en été, que faire ?

Une mauvaise odeur signale souvent un manque d’air et un excès de matières humides. Ajoutez des matières brunes sèches, retournez le tas pour l’aérer, et évitez de gros apports d’un seul type de matière (notamment la tonte).

Faut-il arroser le compost en été ?

Oui, si le compost est très sec et que vous n’êtes pas en période de restriction d’eau. Un arrosage modéré, en pluie fine, lors des apports, suffit souvent. Si l’eau est limitée, acceptez un ralentissement du processus et privilégiez l’arrosage du potager.

En resume: Composter les déchets verts d’été : ce qu’on peut et ne peut pas mettre

– La plupart des déchets verts d’été sont compostables, à condition de les découper, les mélanger et les équilibrer avec des matières brunes.
– Évitez les grosses couches de tonte, les plantes très malades et les grandes quantités de plantes montées en graines si votre compost ne chauffe pas.
– Visez un rapport d’environ 1/3 de vert pour 2/3 de brun, en surveillant l’humidité et l’aération, surtout en période chaude.
– Adaptez la gestion du compost à votre climat : ombre et couverture en régions sèches, attention à l’excès d’eau en régions humides.
– En cas de canicule ou de restrictions d’eau, laissez le compost ralentir et privilégiez le paillage direct au sol.

Cet article s’appuie sur les principes du jardinage biologique et sur l’expérience de terrain dans des potagers familiaux en France.

Pour aller plus loin, observez votre compost, testez, ajustez, et n’hésitez pas à adapter ces conseils à votre propre jardin pour transformer tous vos déchets verts d’été en une ressource précieuse.

Pour compléter vos connaissances sur le jardinage bio et le compost, vous pouvez consulter :

Ressources externes utiles :

Pour approfondir le compost et le paillage dans une approche complémentaire, vous pouvez aussi lire sur jardin365.com :