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Basilic thaï : vous avez envie de produire vos propres plants à partir de graines, mais vos semis filent, stagnent ou ne survivent pas au repiquage ?
Basilic thaï : aromatique annuelle de chaleur, qui se prête très bien au semis maison et à la plantation au jardin ou en pot, si l’on respecte quelques règles simples de température, de lumière et d’humidité.
- Introduction
- Choisir ses graines de basilic thaï
- Semis de basilic thaï en intérieur
- Semis et plantation en extérieur
- Repiquage et transition vers l’extérieur
- Erreurs fréquentes à éviter
- FAQ sur le semis et la plantation
- En résumé : semer et planter le basilic thaï
Introduction
Réaliser soi-même ses semis de basilic thaï est à la fois économique et très satisfaisant. Vous pouvez choisir vos variétés, produire le nombre exact de plants dont vous avez besoin et adapter les dates à votre climat.
Le basilic thaïlandais est une plante de chaleur : c’est le point clé. Un semis trop précoce ou trop froid donne des plants faibles, qui peinent à démarrer. En suivant une méthode simple, vous obtiendrez des plants trapus, prêts à produire tout l’été.
Choisir ses graines de basilic thaï
Variétés de basilic thaï à connaître
Sous le nom de basilic thaï, on trouve plusieurs types proches :
– basilic thaï classique, au parfum anisé marqué
– basilic thaï violet, aux tiges et parfois aux feuilles pourpres
– basilic sacré (tulsi), très utilisé en Inde, au goût plus poivré
Pour la cuisine thaïlandaise et vietnamienne, le basilic thaï classique est souvent le plus adapté. Vous pouvez néanmoins tester plusieurs variétés pour diversifier les parfums.
Graines du commerce ou graines maison
Vous pouvez :
– acheter des graines de basilic thaï certifiées, souvent mieux triées et plus régulières
– récolter vos propres graines sur des plants montés en fleurs l’année précédente
Si vous récoltez vous-même :
– laissez sécher complètement les épis floraux
– frottez pour libérer les graines noires
– conservez-les au sec, à l’abri de la lumière
Semis de basilic thaï en intérieur
Quand semer le basilic thaï à l’intérieur
En climat tempéré, le semis en intérieur se fait généralement :
– de début mars à mi-avril
L’objectif est d’obtenir des plants suffisamment développés pour être repiqués dehors après les dernières gelées, souvent à partir de mi-mai.
Pour bien positionner vos semis dans l’année, vous pouvez vous appuyer sur les repères donnés dans les articles du type que planter en mars, en gardant en tête que le basilic thaï a besoin de chaleur.
Matériel nécessaire pour le semis de basilic thaï
– terrine ou petits godets
– terreau spécial semis, léger et propre
– pulvérisateur pour l’arrosage
– mini-serre ou simple sac plastique transparent pour garder l’humidité
Un rebord de fenêtre lumineux, non soumis aux courants d’air froids, est souvent suffisant. Un tapis chauffant peut aider, mais n’est pas indispensable si la pièce est à 20 °C.
Étapes détaillées du semis en intérieur
1. Remplissez la terrine ou les godets de terreau légèrement humidifié.
2. Semez les graines de basilic thaï en surface, sans les enterrer profondément.
3. Recouvrez d’une fine couche de terreau tamisé, 2 à 3 mm maximum.
4. Tassez délicatement avec la paume de la main.
5. Vaporisez pour bien humidifier sans déplacer les graines.
6. Couvrez avec le couvercle de la mini-serre ou un film transparent percé de quelques trous.
Placez le tout dans un endroit lumineux, à 20 à 25 °C. La levée intervient en 5 à 10 jours.
Gestion de la lumière et de l’humidité
Pour éviter que les jeunes plants ne filent :
– offrez-leur le plus de lumière naturelle possible
– retirez le couvercle ou le film dès l’apparition des premières plantules
– tournez régulièrement la terrine si la lumière vient d’un seul côté
Le substrat doit rester humide mais jamais détrempé. Un excès d’eau favorise les maladies de fonte des semis.
Semis et plantation en extérieur
Semis direct de basilic thaï en pleine terre
Le semis direct en extérieur est possible, mais uniquement quand le sol est bien réchauffé :
– à partir de mi-mai, voire début juin dans les régions plus fraîches
Étapes :
1. Préparez le sol en le débarrassant des grosses mottes et racines.
2. Tracez un sillon peu profond, 1 cm maximum.
3. Semez les graines clair, tous les 2 à 3 cm.
4. Recouvrez légèrement et tassez.
5. Arrosez en pluie fine.
Éclaircissez ensuite pour ne garder que les plants les plus vigoureux, espacés de 20 à 25 cm.
Plantation de jeunes plants achetés
Si vous ne faites pas vos semis, vous pouvez acheter des plants de basilic thaï prêts à planter :
– choisissez des plants trapus, bien verts, sans taches ni feuilles molles
– évitez les plants déjà en fleurs, plus difficiles à rattraper
Plantez-les en pleine terre ou en pot :
– après les gelées
– par temps doux, idéalement couvert ou en fin de journée
Arrosez bien après la plantation pour favoriser l’enracinement.
Repiquage et transition vers l’extérieur
Quand repiquer le basilic thaï
Les jeunes plants issus de semis en intérieur sont prêts à être repiqués quand :
– ils ont 4 à 5 vraies feuilles
– les racines commencent à bien coloniser le godet
– les températures extérieures nocturnes sont supérieures à 12 °C
Ne soyez pas pressé : un repiquage trop précoce dans un sol froid stresse la plante et ralentit sa croissance.
Endurcir les plants avant la plantation
Avant de sortir définitivement vos plants de basilic thaï, il est important de les habituer progressivement aux conditions extérieures :
– sortez les godets quelques heures par jour, d’abord à l’ombre
– augmentez progressivement la durée d’exposition et la lumière
– rentrez-les la nuit au début
Cette étape, appelée endurcissement, évite les chocs de température et de lumière qui pourraient brûler les feuilles.
Repiquage en pleine terre ou en pot
En pleine terre :
– espacez les plants de 25 à 30 cm
– enterrez jusqu’au collet
– arrosez abondamment
En pot :
– prévoyez un pot d’au moins 20 cm de diamètre
– utilisez un substrat léger et riche
– arrosez généreusement après plantation
Pour une organisation globale du potager, vous pouvez intégrer le basilic thaï dans votre calendrier mensuel de plantation du potager, en le plaçant parmi les cultures de plein été.
Erreurs fréquentes à éviter
Semer trop tôt ou trop froid
Semer le basilic thaï en février dans une pièce à 15 °C est presque toujours une mauvaise idée :
– les graines lèvent mal
– les plants filent par manque de lumière
– les risques de pourriture augmentent
Mieux vaut semer un peu plus tard, dans de bonnes conditions de chaleur et de lumière.
Substrat trop compact ou mal drainé
Un terreau de mauvaise qualité, compact, retient trop l’eau et asphyxie les racines. Résultat :
– levée irrégulière
– fonte des semis
– racines faibles
Privilégiez un terreau léger, éventuellement mélangé à un peu de sable.
Arrosages excessifs sur les jeunes semis
Les semis de basilic thaï n’aiment ni la sécheresse complète, ni la saturation en eau. Un arrosage trop fréquent et trop abondant :
– lessive le terreau
– favorise les champignons
Utilisez plutôt un pulvérisateur ou un arrosoir à pomme très fine, et laissez la surface sécher légèrement entre deux arrosages.
Choc de transplantation
Un repiquage brutal, en plein soleil et par vent sec, peut stopper net la croissance des jeunes plants. Pour l’éviter :
– repiquez par temps couvert ou en fin de journée
– arrosez bien avant et après
– protégez les plants quelques jours avec un léger ombrage
Les principes de protection des jeunes plants sont proches de ceux qu’on applique pour les arbres fruitiers face au gel : anticiper les stress et amortir les chocs.
FAQ sur le semis et la plantation de basilic thaï
Je débute : vaut-il mieux semer ou acheter des plants de basilic thaï ?
Si vous débutez complètement, acheter quelques plants prêts à planter peut être rassurant. Une fois que vous aurez pris confiance, vous pourrez passer au semis, qui est simple mais demande un peu d’organisation.
Pourquoi mes semis de basilic thaï filent-ils vers la lumière ?
C’est un signe de manque de lumière. Les tiges s’allongent pour aller la chercher, au détriment de la solidité. Placez vos semis :
– plus près d’une fenêtre
– éventuellement sous une lumière d’appoint
Et veillez à ce que la température ne soit pas trop élevée si la lumière est faible.
Puis-je réutiliser le même terreau pour plusieurs semis ?
Mieux vaut éviter. Un terreau déjà utilisé peut :
– être appauvri en nutriments
– contenir des spores de champignons
Pour des semis sains, partez sur un terreau propre à chaque fois.
Combien de temps les graines de basilic thaï restent-elles viables ?
En général, les graines de basilic thaï gardent un bon pouvoir germinatif pendant 3 à 4 ans si elles sont stockées au sec et à l’abri de la lumière. Au-delà, le taux de germination diminue progressivement.
Faut-il tremper les graines de basilic thaï avant de semer ?
Ce n’est pas indispensable. Un trempage de quelques heures peut parfois accélérer légèrement la germination, mais les graines lèvent très bien sans cette étape si les conditions de chaleur et d’humidité sont bonnes.
En résumé : semer et planter le basilic thaï
Réussir le semis et la plantation du basilic thaï demande surtout de respecter sa nature de plante de chaleur. Avec un bon terreau, une lumière généreuse et un peu de patience, vous obtiendrez des plants robustes et parfumés.
Points clés à retenir :
– semez le basilic thaï au chaud, de mars à avril, dans un terreau léger
– offrez beaucoup de lumière pour éviter que les plants ne filent
– endurcissez les jeunes plants avant de les installer dehors
– plantez en pleine terre ou en pot après les dernières gelées
– évitez les excès d’eau et les chocs de transplantation
Ces conseils s’appuient sur des pratiques de jardinage éprouvées et des sources de référence en agriculture et en écologie.
Pour aller plus loin, explorez d’autres techniques simples pour organiser vos semis et plantations au fil de l’année et rendre votre potager encore plus vivant.
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Pour approfondir les bases des semis et de la germination, vous pouvez consulter les ressources pédagogiques de l’INRAE ou les fiches techniques de l’agriculture.gouv.fr.