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Amandier : vous rêvez de savourer vos propres amandes du jardin, mais vous hésitez sur la plantation, la taille et la protection contre le gel et les maladies ?
Amandier : arbre fruitier méditerranéen précoce, apprécié pour ses fleurs délicates et ses amandes riches, idéal dans un verger familial en culture respectueuse du vivant.
- Introduction
- Plantation et semis de l’amandier
- Entretien de l’amandier au jardin
- Maladies et ravageurs de l’amandier
- Récolte et conservation des amandes
- Idées d’utilisation de l’amandier et de ses amandes
- FAQ sur l’amandier
- En résumé : amandier
Introduction
L’amandier est souvent associé aux paysages du sud, mais avec les bonnes variétés et quelques précautions, il trouve aussi sa place dans de nombreux jardins plus au nord. Sa floraison très précoce en fait un arbre à la fois magnifique et un peu délicat, surtout face aux gelées tardives.
Dans ce guide complet, nous allons voir comment bien choisir votre amandier, le planter, le tailler, le protéger des maladies et réussir une récolte généreuse. Nous parlerons aussi des amandiers autofertiles, de la culture en pot et des meilleures associations dans un verger naturel.
Plantation et semis de l’amandier
Bien choisir son amandier et sa variété
Avant de planter un amandier, le choix de la variété est crucial, surtout si vous ne vivez pas dans un climat méditerranéen. Certaines variétés sont plus tardives à la floraison et donc moins sensibles au gel.
Parmi les variétés classiques d’amandier pour jardinier amateur, on trouve par exemple des types à floraison tardive, des amandiers autofertiles et des variétés adaptées aux régions un peu plus fraîches. Renseignez vous auprès d’une pépinière locale, qui connaît bien les variétés adaptées à votre climat.
Comme pour l’abricotier ou le pêcher, privilégiez un arbre greffé sur un porte greffe adapté à votre sol, plutôt qu’un semis d’amande, souvent plus long à produire et très variable.
Exposition idéale pour l’amandier
L’amandier aime la chaleur et la lumière.
- Exposition plein sud ou sud ouest, bien ensoleillée.
- Endroit abrité des vents froids, si possible près d’un mur qui renvoie la chaleur.
- Évitez les cuvettes où l’air froid stagne, car les fleurs souffrent vite du gel.
Un emplacement légèrement en pente est souvent idéal pour un amandier, car l’air froid descend et ne stagne pas au niveau des fleurs.
Nature du sol et préparation de la plantation
L’amandier préfère les sols bien drainés, même légèrement secs, plutôt calcaires ou neutres. Il supporte mal les terres lourdes et asphyxiantes.
Quelques repères pour un sol favorable à l’amandier :
- Sol léger à moyen, bien structuré, qui ne retient pas l’eau en hiver.
- pH plutôt neutre à légèrement calcaire.
- Pas de zone marécageuse, pas de sol tassé où l’eau stagne après la pluie.
Si votre sol est très argileux, travaillez le en profondeur dès l’automne, apportez du compost mûr et un peu de sable grossier ou de gravier pour améliorer le drainage. Comme pour la plantation d’autres fruitiers, vous pouvez vous inspirer des conseils donnés pour planter des arbres fruitiers en hiver en adaptant aux besoins de l’amandier.
Période de plantation de l’amandier
La meilleure période pour planter un amandier en racines nues se situe en hiver, hors période de gel, lorsque la sève est au repos.
- De novembre à mars en climat doux.
- Plutôt de fin février à début avril en climat plus froid, pour éviter les sols détrempés et les grands froids.
Pour un amandier en conteneur, vous pouvez planter quasiment toute l’année, mais le cœur de l’automne et du printemps reste idéal, en évitant les périodes de forte chaleur.
Si vous plantez en plein hiver, profitez des conseils généraux sur les précautions à prendre pour planter des arbres en janvier afin de bien protéger les jeunes racines.
Étapes pour planter un amandier
Voici une méthode simple, en culture douce, pour réussir la plantation de votre amandier :
- Creusez un trou large et profond, au moins 60 cm de côté et 50 à 60 cm de profondeur.
- Aérez la terre extraite, retirez les cailloux trop gros et les racines de vivaces.
- Mélangez la terre de surface avec du compost bien mûr ou du fumier très décomposé, sans excès.
- Plantez un tuteur solide au fond du trou, du côté du vent dominant.
- Positionnez l’amandier en veillant à ce que le point de greffe reste bien au dessus du sol fini.
- Rebouchez avec le mélange terre compost en tassant légèrement avec le pied.
- Formez une cuvette d’arrosage et arrosez abondamment, même si la terre est humide.
- Pailler généreusement autour du pied pour garder l’humidité et protéger la vie du sol.
Pour un jeune amandier, une taille de formation douce, dans l’esprit de ce qui se pratique pour les pommiers ou les poiriers, aidera l’arbre à s’installer et à bien charpenter.
Semis d’amandier à partir d’une amande
Il est possible de semer un amandier à partir d’une amande, mais il faut accepter plusieurs contraintes :
- Le semis ne donne pas un arbre fidèle à la variété d’origine.
- La mise à fruit est plus longue, souvent 6 à 8 ans ou plus.
- Le résultat est plus incertain en termes de qualité d’amandes.
Pour tenter l’expérience, choisissez des amandes non grillées, non salées, idéalement fraîches et issues d’un verger paysan. Faites les stratifier au froid dans du sable humide pendant l’hiver, puis semez au printemps dans un sol léger, en protégeant les jeunes plants des rongeurs.
Entretien de l’amandier au jardin
Arrosage de l’amandier
Une fois bien installé, l’amandier est un arbre plutôt sobre en eau. En revanche, ses premières années, il apprécie un peu d’attention.
- Les deux à trois premières années, arrosez régulièrement au printemps et en été, surtout en cas de sécheresse prolongée.
- Ensuite, limitez vous à quelques arrosages en cas de canicule, pour éviter la chute des jeunes fruits.
- Privilégiez un arrosage copieux et espacé plutôt que de petits apports fréquents.
Un bon paillage au pied de l’amandier limite fortement les besoins en eau.
Paillage et vie du sol
Le paillage est un allié précieux pour un amandier en culture respectueuse du vivant. Il protège le sol, nourrit la faune du sol et limite la concurrence des herbes au pied de l’arbre.
Vous pouvez utiliser :
- BRF ou broyat de rameaux, idéalement issu de feuillus variés.
- Herbe sèche, foin, feuilles mortes.
- Coquilles d’amandes broyées en surface, en complément.
Veillez simplement à ne pas coller le paillage contre le tronc de l’amandier, pour éviter l’humidité permanente sur l’écorce.
Fertilisation douce de l’amandier
L’amandier n’aime pas les apports trop riches, surtout en azote. Un excès de fertilisation favorise le bois au détriment des fleurs et des fruits, et rend l’arbre plus sensible aux maladies.
Privilégiez :
- Du compost mûr en petite quantité au pied, tous les 2 ou 3 ans.
- Un mulch de feuilles et de matières organiques variées chaque automne.
- Des engrais organiques pauvres en azote, si le sol est très pauvre.
Évitez les produits trop concentrés qui déséquilibrent la vie du sol.
Taille de l’amandier : principes de base
La taille de l’amandier reste assez proche de celle des autres fruitiers à noyau, comme le pêcher ou l’abricotier. L’objectif est d’aérer la ramure, de favoriser la lumière et de maintenir un arbre équilibré.
Pour vous familiariser avec les grands principes de la taille des fruitiers, vous pouvez déjà lire les guides sur la taille du pêcher ou encore la taille de l’abricotier, qui partagent beaucoup de points communs avec l’amandier.
Quelques repères pour l’amandier :
- Taille principale en fin d’hiver, hors période de gel, après les grands froids.
- Interventions légères en été si nécessaire, pour enlever le bois malade ou trop encombrant.
- Évitez les tailles sévères qui ouvrent de grandes plaies, propices aux maladies.
Taille de formation de l’amandier jeune
Les premières années, il s’agit de donner une belle structure à votre amandier :
- Choisissez 3 à 5 charpentières bien réparties autour du tronc, formant un gobelet aéré.
- Supprimez les branches concurrentes du tronc ou trop verticales.
- Raccourcissez légèrement les jeunes pousses pour favoriser la ramification.
Un amandier bien formé sera plus facile à entretenir, à récolter, et moins sensible au vent.
Taille de fructification de l’amandier adulte
Avec le temps, l’amandier produit ses amandes principalement sur des rameaux de un à trois ans. La taille de fructification vise donc à renouveler ce bois productif.
Chaque fin d’hiver :
- Éliminez le bois mort, cassé ou malade.
- Retirez les branches qui se croisent et celles qui encombrent le centre de l’arbre.
- Raccourcissez légèrement certaines branches trop longues pour ramener la production plus près du tronc.
Inspirez vous des méthodes de taille en vert utilisées pour la vigne si vous souhaitez intervenir en été de manière douce, sans grosses plaies.
Associations bénéfiques autour de l’amandier
Comme tout arbre fruitier, l’amandier profite d’un environnement vivant et diversifié. Plutôt que de laisser un sol nu au pied, pensez à des associations bénéfiques.
Quelques idées :
- Plantes couvre sol comme la fraise, qui protège le sol et offre une seconde récolte.
- Fleurs mellifères et aromatiques comme la lavande, la bourrache, la phacélie, qui attirent les pollinisateurs.
- Légumineuses basses qui enrichissent doucement le sol en azote.
Évitez simplement les plantes très gourmandes en eau directement au pied, pour ne pas concurrencer les racines superficielles de l’amandier.
Maladies et ravageurs de l’amandier
Principales maladies de l’amandier
L’amandier peut subir plusieurs maladies proches de celles des autres fruitiers à noyau.
Les plus fréquentes :
- Moniliose des fleurs et des fruits, qui entraîne le dessèchement des bouquets floraux et le pourrissement des amandes.
- Chancre sur les branches, avec écoulement de gomme et bois qui se nécrose.
- Maladies foliaires comme certaines tavelures ou criblures, selon les régions.
Comme pour les autres fruitiers, la prévention est essentielle. Un arbre bien aéré, taillé avec mesure et nourri par un sol vivant résiste mieux.
Prévention naturelle des maladies
Pour limiter les maladies de l’amandier sans recourir à des produits qui déséquilibrent le jardin, misez sur la prévention :
- Évitez les arrosages sur le feuillage et les fleurs.
- Ramassez et éliminez les fruits momifiés restés sur l’arbre.
- Supprimez et brûlez les rameaux très atteints par la moniliose ou le chancre.
- Aérez la ramure par une taille douce pour que le soleil pénètre bien.
Vous pouvez compléter par des pulvérisations de décoctions de prêle ou de tisanes de plantes renforçantes en prévention, au printemps et à l’automne.
Ravageurs de l’amandier
Plusieurs insectes peuvent s’intéresser à votre amandier :
- Pucerons sur les jeunes pousses, surtout au printemps.
- Carpocapses ou autres insectes dont les larves se développent dans les fruits.
- Rongeurs qui peuvent grignoter les jeunes plants ou les amandes au sol.
Là encore, un jardin diversifié avec des auxiliaires naturels est votre meilleur allié. Nichoirs à mésanges, haies variées, bandes fleuries et sol vivant limitent souvent les pullulations.
Gels tardifs et floraison précoce
Le plus grand ennemi de l’amandier reste souvent le gel tardif, car sa floraison est très précoce. Quelques nuits à moins 2 ou moins 3 degrés au mauvais moment peuvent ruiner une récolte.
Pour limiter les dégâts :
- Choisissez des variétés à floraison plus tardive si vous êtes en région froide.
- Plantez dans un emplacement protégé, à l’abri des courants d’air froid.
- Pour un petit amandier, vous pouvez tendre un voile d’hivernage lors des nuits annoncées froides.
Cette sensibilité au gel est comparable à celle de l’abricotier, pour lequel il existe aussi des conseils spécifiques sur la plantation et l’entretien à adapter à votre climat.
Récolte et conservation des amandes
Quand récolter les amandes
Selon la variété d’amandier et le climat, les amandes se récoltent généralement de fin août à octobre. On distingue deux grands types d’utilisation :
- Amandes fraîches encore tendres, à consommer rapidement.
- Amandes sèches à conserver plusieurs mois.
Les amandes fraîches se cueillent lorsque l’enveloppe verte s’ouvre et que l’amande à l’intérieur est encore blanche et moelleuse. Pour les amandes sèches, on attend que la coque ait durci et que l’enveloppe extérieure soit bien ouverte et sèche.
Comment récolter les amandes sans abîmer l’arbre
Pour un petit amandier, la récolte se fait souvent à la main. Pour un arbre plus grand :
- Étalez une grande bâche sous l’arbre.
- Secouez doucement les branches avec une perche souple.
- Ramassez les amandes tombées, éliminez les fruits abîmés.
Évitez de casser les branches en secouant trop fort. Une taille régulière qui maintient l’arbre à une hauteur raisonnable facilite beaucoup la récolte.
Séchage et conservation des amandes
Pour conserver longtemps vos amandes sèches, un bon séchage est essentiel.
Étapes simples :
- Retirez l’enveloppe verte extérieure si elle est encore présente.
- Étalez les amandes en coque sur des clayettes ou des cagettes, en couche fine.
- Laissez sécher dans un endroit sec, aéré, à l’abri de la pluie et du soleil direct, pendant plusieurs semaines.
- Brassez de temps en temps pour homogénéiser le séchage.
Une fois bien sèches, stockez les amandes en coque dans des sacs en toile ou des bocaux hermétiques, à l’abri de l’humidité et des rongeurs.
Rendement d’un amandier
Le rendement d’un amandier dépend beaucoup de la variété, de l’âge de l’arbre, du climat et de la pollinisation. En conditions favorables, un amandier adulte peut produire plusieurs kilos d’amandes en coque par an.
Ne soyez pas déçu si les premières années la récolte est modeste. Comme pour beaucoup de fruitiers, il faut parfois 4 à 6 ans pour atteindre une pleine production.
Idées d’utilisation de l’amandier et de ses amandes
Usages culinaires des amandes du jardin
Les amandes issues de votre propre amandier ont une saveur incomparable. Vous pouvez les utiliser :
- Fraîches, simplement croquées, pour profiter de leur douceur.
- Sèches, entières ou concassées, dans les gâteaux, biscuits, pains maison.
- En purée d’amandes, pour remplacer une partie du beurre dans la cuisine.
- En boisson végétale maison, en faisant tremper puis mixer les amandes.
Avec un peu d’organisation, vous pouvez ainsi valoriser toute votre récolte, des amandes entières aux éclats d’amandes grillés.
Coques et enveloppes d’amandes au jardin
Rien ne se perd avec un amandier. Les coques et enveloppes peuvent aussi être réutilisées :
- Les coques broyées peuvent servir de paillage minéral léger, notamment pour les plantes en pot.
- Les enveloppes vertes séchées peuvent rejoindre le compost, en mélange avec d’autres matières.
Veillez simplement à ne pas mettre de grandes quantités d’un seul matériau dans le compost. Variez les apports pour garder un bon équilibre.
Intérêt ornemental de l’amandier
Au delà des amandes, l’amandier est un véritable arbre d’ornement. Sa floraison, souvent en février ou mars, annonce le printemps avec délicatesse.
Dans un petit jardin, un amandier conduit en gobelet ou en petite tige peut devenir un point fort du décor, à l’image d’un cerisier à fleurs, mais avec le plaisir supplémentaire de la récolte.
FAQ sur l’amandier
Un amandier est il adapté pour un jardin débutant ?
Oui, à condition de bien choisir la variété et l’emplacement. Un amandier greffé sur un porte greffe adapté, planté en sol drainant et bien ensoleillé, demande surtout un peu de taille douce et de surveillance les premières années. Pour un tout premier fruitier, certains préfèrent commencer par un pommier ou un poirier, mais l’amandier reste accessible si vous acceptez sa sensibilité au gel.
Faut il deux amandiers pour avoir des amandes ?
Beaucoup de variétés d’amandier sont auto stériles et demandent une autre variété compatible pour une bonne pollinisation. Cependant, il existe des variétés d’amandier autofertile, qui produisent seules, même si la présence d’autres arbres fruitiers à fleurs améliore toujours la quantité de fruits. Renseignez vous bien au moment de l’achat.
Pourquoi mon amandier ne donne t il pas d’amandes ?
Plusieurs causes possibles :
- Gel des fleurs au printemps, très fréquent.
- Variété auto stérile plantée seule, sans pollinisateur.
- Arbre trop jeune, pas encore en pleine production.
- Taille trop sévère supprimant le bois à fruits.
Commencez par observer la floraison et les conditions météo, puis ajustez si besoin la taille et la présence de pollinisateurs.
Peut on cultiver un amandier en pot ?
Oui, mais cela reste plus délicat. Choisissez un amandier de faible vigueur, plantez le dans un grand pot profond, avec un substrat très drainant. Arrosez régulièrement, sans excès, et protégez bien le pot du gel intense. La production sera plus limitée qu’en pleine terre, mais la floraison sera déjà un vrai plaisir.
Comment protéger un amandier du gel tardif ?
Pour un petit amandier, vous pouvez installer un voile d’hivernage autour de la ramure avant les nuits annoncées froides. Pour un arbre plus grand, le choix de la variété et de l’emplacement reste la meilleure protection. Certains jardiniers installent aussi des haies brise vent et des arbres compagnons pour limiter les coups de froid directs, comme expliqué dans les articles sur les travaux de janvier au jardin et la gestion des arbres.
En résumé : amandier
L’amandier est un arbre à la fois généreux et délicat, qui offre une floraison précoce et des récoltes savoureuses lorsque ses besoins sont respectés. En lui offrant un sol drainant, une exposition ensoleillée, une taille douce et un environnement vivant, vous mettez toutes les chances de votre côté pour profiter longtemps de ses amandes.
Points clés à retenir :
- Choisissez une variété d’amandier adaptée à votre climat et à votre sol.
- Plantez en sol bien drainé, au soleil, à l’abri des vents froids.
- Pratiquez une taille légère, régulière, en fin d’hiver hors gel.
- Prévenez maladies et ravageurs par la diversité et un sol vivant.
- Récoltez et séchez soigneusement les amandes pour une bonne conservation.
Ces conseils s’appuient sur des pratiques de jardinage éprouvées et des sources de référence en arboriculture et en écologie.
Pour aller plus loin, explorez d’autres techniques simples pour rendre votre verger encore plus vivant, résilient et productif.
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Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire
INRAE, recherches en arboriculture fruitière